Cycling gear

Cooking gear

Camping gear

Matériel de vélo

Après 18  mois sur la route, nous pensons que notre mode de vie de cyclo-grimpeurs nomades nous a donné une vision à long terme et une certaine légitimité pour parler de notre matériel. Voici donc le premier article d’une série sur notre équipement.

Au programme :
Les vélos
Modifications
Les sacoches
Les outils
Les pièces de rechange
Que changerions-nous?

 

Les vélos

Adam a un TX400 de la marque Fahrrad Manufaktur acheté à Lyon en France en juin 2015 et qui a depuis parcouru plus de 18000 kilomètres. Noémie a un Troll de la marque Surly acheté à Vancouver au Canada en juin 2014 qui cumule plus de 26000 kilomètres. Les deux vélos ont des caractéristiques de base similaires : cadre en acier, roue de 26 pouces, porte bagages avant et arrière Tubus, guidons papillons. Presque toutes les pièces sont interchangeables d’un vélo à l’autre, ce qui nous permet de ne transporter que le minimum de rechange.

Deux différences importantes cependant :

  • La transmission. Le TX400 a 10 vitesses, le Troll en a 9. Les chaînes et les cassettes de 9 vitesses sont bien moins cher que les 10 vitesses et l’avantage d’une vitesse supplémentaire nous paraît négligeable.
  • Les freins. Le TX400 est monté d’origine avec des Magura hydrauliques sur jante avec lesquels nous enchaînons les pannes. Après de nombreuses purges et un changement des poignées, le problème ne s’est jamais résolu. Ces freins perdent leur puissance de freinage en quelques mois. Nous avons fini par les remplacer par des V-brake classiques qui marchent à merveille. Le Troll quand à lui est équipé d’une paire de V-brake à l’avant et de freins à disque mécanique à l’arrière. Avec le recul, ces freins sont les meilleurs de tous ceux que nous avons. Les plaquettes n’ont été changées qu’après 10000 kilomètres, le freinage est toujours bon même par temps humide et la jante ne s’use pas. Si le cadre d’Adam acceptait des freins à disques nous changerions certainement tous nos V-brake pour des disques mécaniques.

Modifications

Les béquilles. Le TX400 avait une béquille d’origine vissée au niveau du triangle arrière. Après quelques chutes dues au vent, elle a finit par rendre l’âme. Le Troll quand à lui avait été équipé d’une béquille centrale a deux pattes qui n’était pas toujours des plus stables. Nous aurions pu décider de nous en passer comme de nombreux cyclo mais c’est tellement agréable de pouvoir garer son vélo n’importe où. Quatre jours après notre départ d’Angleterre, nous avions atteint le paradis des deux roues : Amsterdam. En évoquant le problème avec notre amie Simone, elle avait suggérer de faire souder une pièce en métal sur nos cadres afin d’avoir un appui spécifique renforcé pour une béquille centrale. Ni une ni deux, nous avions trouvé un pro capable de faire ça le lendemain. 45€ par vélo. Il ne nous restait plus qu’à poncer et peindre avec soin la nouvelle pièce avant de pouvoir ressortir nos béquilles Ergotec « Extrem » du fond de nos sacoches et les installer. Les soudures étant beaucoup plus sensibles à la corrosion, nous nettoyons, ponçons et repeignons la pièce dès l’apparition de rouille (deux fois en 18 mois). Mis à part cet entretien, nous ne regrettons pas notre choix. Nos béquilles ne causent plus aucun dommages à nos cadres et elles sont beaucoup plus solides que ce qu’elles étaient.

Antivol cassé mais vélo pas volé

Les antivols de cadre. Un deuxième accessoire que nous devons à notre passage à Amsterdam. La bas, tous les vélos ont deux antivols. Un U solide pour la nuit et un antivol de cadre pour un usage rapide et pratique. En forme de fer à cheval, cet antivol se fixe sur le cadre soit grâce à des vis prévues à cet effet soit grâce à des riselant. Le principe est simple : en tournant la clé une barre en métal est libérée entre deux rayons. La roue arrière est donc bloquée et attachée au cadre. Impossible de faire rouler le vélo. L’antivol étant toujours en place, tourner la clé devient rapidement un automatisme même lorsque l’on s’arrête pour une course de deux minutes. Si Noémie a encore son vélo aujourd’hui, c’est grâce à cet antivol. Au Kazakhstan, quelqu’un a réussi à faire deux cent mètre en portant le vélo chargé avant de tout essayer pour débloquer la roue. Le temps que nous réalisions que le vélo avait disparu et que nous le localisions, le voleur était encore en train de lutter contre cet antivol surprenant…

Les guidons. Lorsque Noémie est revenue du Mexique après 100 jours sur la selle, elle avait des fourmis dans les mains qui ont mis plus de trois mois à disparaitre complètement. Nous avons donc tous les deux décidé de changer nos guidons d’origine pour des guidons papillon offrant plein de positions différentes. Pour les rendre plus confortable, nous utilisons nos poignées d’origine au niveau des commandes et de la mousse recouverte de guidoline en coton sur les ailes du papillon. Nous avons découvert il y a peu que le fond de jante en coton est parfait pour remplacer la guidoline en coton. Plus durable et moins cher.

Les potences. Nous avions tous les deux envie d’une position assez droite, histoire de pouvoir profiter du paysage sans se casser le cou. Noémie avait fait installer une rallonge de fourche sur son vélo dès le départ mais les potences relevés de la marque Ergotec sont finalement beaucoup plus légères et faciles à démonter.

Les selles. Choisir une selle est difficile. Nous en avons tous les deux testés quatre avant de trouver celle qui nous convenait parfaitement. Si parfaitement que ni l’un ni l’autre n’utilisons de short cyclistes. Adam a une Brooks b17 et Noémie une BSD-13 de la marque BBB (très confortable mais pas vraiment durable, déjà remplacée une fois elle est à nouveau en fin de vie…).

Les sacoches

Nous avons 4 modèles et 3 marques de sacoches différentes. Noémie a une paire de Vaude Aqua Back depuis 2013 et une paire de Ortlieb Front Roller Plus depuis 2015. Adam a des Ortlieb Front et Back Roller depuis 2015 mais il vient juste de remplacer ses sacoches avant par des Crosso classiques pour avoir plus de place. Nous avons également tous les deux une sacoche de guidon Ortlieb et un Rack Pack Ortlieb de 32 litres. Etant donné leur conditions d’utilisation, nous sommes plutôt satisfaits de nos sacoches bien que toutes sans exception aient eu des problèmes :

Les sacoches de guidon Ortlieb remplissent parfaitement leur fonction : transporter appareils photos et porte monnaie. Seul soucis, le système de fermeture n’est pas très solide et les pressions se sont toutes arrachées à cause du vent en descente. Nous avons réussi à les remplacer et nos vis en métal les ont depuis maintenues en place. Avoir un guidon papillon et une grosse sacoche de guidon n’est pas des plus pratique, l’espace entre les « ailes » du papillon étant plutôt réduit. Pour remédier à ce problème nous avons commander un support Click-fix pour vélo électrique qui permet d’éloigner un peu plus la sacoche du guidon. Solution parfaite !

La paire de sacoche avant Ortlieb Roller Plus est celle qui ne nous a jamais posé de problème jusqu’à il y a quelques semaines. Les clips permettant de relier les sangles se sont tous cassés les uns après les autres. Nous comptons sur une prise en charge par la garantie pour les remplacer. À part ça, le système de fixation QL2 est bien plus performant et pratique que le QL1 et la toile en Cordura plus résistante que le PVC classic.

Les Roller Classic de chez Ortlieb perdent leur vis. Lorsque nous ne les resserrons pas à temps, nous finissons par les semer. Nous avons donc toujours avec nous une dizaine de vis et d’écrous en métal pour les remplacer. C’est plus lourd mais plus résistants aux vibrations. Nous avons enlever les poches intérieur des sacoches que nous n’utilisions pas, ce qui compense en terme de poids. Les inserts dans les crochets d’attache au porte bagage sont également très délicats et nous avons réussi à en obtenir des neufs en faisant marcher la garantie.

Les Vaude Aqua Back ont une longue vie derrière elles et elles ont toutes les deux été remplacées en faisant marcher la garantie de 5 ans. À chaque fois le même problème, la chaleur dissous la soudure entre les deux matériaux et la sacoche finit par s’éventrer. Par contre aucun problème avec les crochets, plus solides que les Ortlieb. Les Vaude ont une plus grande capacité que les Ortlieb et ont une forme différente, plus profonde et moins large.

Les Rack pack de 32 litres sont bien plus pratiques que les dry bags de kayak que nous avions lors de nos voyages précédents. Adam vient tout de même de remplacer le sien par un sac de hissage Grivel de 65 litres (sac spécifique pour l’escalade de big wall sur plusieurs jours) et ça fait parfaitement l’affaire.

Les sacoches Crosso DRY utilisées par Adam depuis peu paraissent d’aussi bonne qualité que les Ortlieb et les Vaude. Nous n’avons pas encore assez de recul pour donner un avis éclairé mais nous actualiserons la rubrique d’ici quelques mois.

Les outils

Notre trousse à outil est en fait une trousse à cable adaptée. Nous avons tout ce qu’il faut pour démonter intégralement nos vélos sans avoir besoin d’aller dans un magasin.

  • Un set de clé à l’aine
  • Une clé à molette ajustable parfaite pour dévisser les pédales et les axes de roues
  • Une clé plate de 15 pour démonter les axes de roues (en cas de problèmes de roulements)
  • Un démonte chaîne et des maillons rapides de rechange.
  • Un démonte cassette de seulement 7 grammes parfait pour dévisser ou resserrer une cassette sans fouet à chaîne. Il suffit de l’emboiter dans la cassette, de remonter la roue arrière sur le vélo, de pédaler pour dévisser et de faire tourner la roue pour resserrer. Enlever la cassette rend son nettoyage plus facile et est aussi indispensable en cas de rayon cassé côté cassette.
  • Un démonte pédalier de 50 grammes qui nous a servi à chaque fois que nous avons dû emballer les vélos pour un vol.
  • Une clé à rayon
  • Une pince coupante et une pince classique
  • Une jauge d’usure de chaine
  • Un pinceau pour nettoyer
  • Des démonte-pneus et des rustines
  • Deux pompes
  • Un rouleau de scotch d’électricien et un rouleau de duct tape.

Les pièces de rechange

  • Deux chambres à air à valve presta. Dans de nombreux pays, il est difficile de trouver des valves presta et le fait que Noémie ait fait percé ses roues pour accepter les valves shrader nous a sauvé la mise plus d’une fois.
  • 4 rayons de roue avant, 4 rayons de roue arrière (seulement un rayon cassé à la suite du vol raté au Kazakhstan)
  • Un cable de frein et un cable de dérailleur. Nous avions avant de partir remplacer toute notre câblerie par des câbles renforcés enduits de plastique les rendant moins susceptibles à la rouille et nous ne les avons toujours pas changer après 18 mois.
  • Deux coudes de V-brake, relativement fragile et très léger à transporter.
  • Patins et plaquettes de frein.
  • Deux chaînes chacun. Un magasin de vélo à Vienne en Autriche nous avait recommander d’avoir en permanence trois chaînes et de les changer en rotation tous les 1000 kilomètres. Nous avons suivi ce conseil et cela a largement prolongé la durée de vie de nos cassettes. Cependant étant donné le poids, nous avons décidé de nous en tenir à une rotation avec seulement deux chaînes.
  • Plein de vis et d’écrous de rechange. Sur piste, il n’est pas rare de perdre des vis voir même de les casser.

Nous ne transportons pas de pneus de rechange. Noémie, partie avec des pneus vieux de 11000 kilomètres les a changer à Vienne et Adam s’en ai fait amener une paire par Floriane en Georgie. Nous avons tous les deux des Shwalbbe Marathon mondial à tringle rigide et nous en sommes vraiment contents. Pour prolonger leur durée de vie, nous intervertissons les pneus dès que l’arrière commence à être plus usé que l’avant et nous essayons de vérifier la pression des que possible. Des pneus sous ou sur-gonflés s’usent beaucoup plus rapidement.

Que changerions-nous?

Une transmission puissante

Avec le recul, nous regrettons de ne pas avoir investi dans un vélo à transmission interne Rohloff ou Pinion. Le cout à l’achat nous paraissait trop dissuasif mais nous nous y serions certainement retrouvé sur le long terme et nous aurions également eu beaucoup moins d’entretien à faire.

Un deuxième regret concerne le cadre du TX400 qui ne permet pas de monter des freins à disque. Avec des freins sur jante, une roue est très affaiblie après 15000 kilomètres. Si elle casse au milieu de nulle part (ce qui est arrivé à notre ami Jeff dans le désert Ouzbek), c’est vite compliqué à gérer.  La remplacer ou faire changer la jante est bien plus compliqué que de changer un disque usé. Si vous avez des freins sur jante, pensez à vérifier la bande d’usure régulièrement une fois passé les 10000 kilomètres.

Des freins haut de gamme

Notre troisième questionnement concerne les pédales. Nous avons tous les deux testé les pédales automatiques SPD. Noémie a vite abandonné après des signaux d’alerte de son genou droit pendant un précédent voyage, malgré de bons conseils pour les régler correctement dans le magasin de vélo où elle travaillait. Adam les a utilisé jusqu’à l’Albanie avant de les abandonner pour cause de douleur intense au genou l’ayant empêché de pédaler pendant dix jours. Nous souffrons encore régulièrement de douleurs aux genoux et nous réfléchissons à une solution pour équilibrer la musculature de nos jambes qui sont habitués à pousser mais non à tirer. Puisque nous rencontrons le même problème avec l’escalade (des douleurs aux épaules à force de tirer sans jamais utiliser les muscles qui poussent), un début de solution consisterait peut-être à faire des exercices pour renforcer les muscles opposés et rééquilibrer le tout.

2 Comments

Laisser un commentaire