Cycling gear

Cooking gear

Camping gear

Cuisine


Ceci n’est pas une publicité. Nous avons payer de notre poche tout notre équipement, nos choix ne sont que le reflet de notre expérience. Notre relation avec les marques cités concerne uniquement leur service client pour des pièces de rechange.


Plus qu’un voyage, c’est un mode de vie que nous avons choisi. Une vie simple, sportive, nomade et à l’extérieur. Prendre une douche par semaine est une habitude bien vécue. Dormir entre quatre mur est une exception parfois inconfortable. Bien manger est une nécessité dont nous ne pouvons nous passer quelque soit l’endroit ou les conditions. Cuisiner sans cuisine, ça s’apprend. Nous étions déjà initié à la « cuisine sauvage » après deux ans de vie dans un van. Seulement voilà, dans le camion nous avions deux feux et quelques placard. A vélo, nous avons trouvé un système plus ou moins efficace qui s’appelle le sac à bouffe. Un Rack Pack de 32 litres qui contient tout ce dont on a besoin pour faire à manger. Voici donc le contenu de notre garde-manger :

Le placard

Notre sac à bouffe, c’est notre placard à nous. Pour les non initiés, c’est un vrai bordel. En fait pour nous aussi mais on a quand même essayer de le rendre plus pratique en ayant pleins de petits sacs dans le grand sac :

  • Le filet à légume, qui était à l’origine un sac de protections de vélo de descente.
  • Le sac du réchaud, pour le réchaud, sa clé multifonctions, son pare-vent, sa pierre à feu et son chiffon attitré.
  • Le sac à herbes aromatiques
  • Le sac à épices
  • Le sac à casseroles
  • Le sac à couverts
  • Le sac du petit déjeuner contenant le café et ce qui est au menu à ce moment là (riz et sucre ou céréales et fruits ou porridge et cacahuètes…)
  • Le sac à sac, pour tous les sacs non utilisés que nous n’avons pas réussi à refuser et qui pourront sûrement servir à un moment ou à un autre…

La cuisinière

Notre réchaud est un Optimus Polaris Optifuel que nous avons depuis octobre 2015. Il fonctionne au pétrole ou au gaz indifféremment sans avoir besoin de rajouter de pièces. Nous utilisons principalement du pétrole acheté en station essence, bien moins cher que le gaz (rien ne vaut le regard interloqué des pompistes qui essaient de comprendre où se trouve le moteur du vélo). Pour éviter l’odeur de fioul dans le sac de nourriture, la bouteille de 1 litre d’essence est transportée sur un porte bidon. Nous cuisinons en moyenne deux fois par jour et notre litre d’essence dure entre 8 et 10 jours, ce qui veut dire que notre réchaud nous a servi à préparer au moins 1200 repas et a brûlé au moins 60 litres d’essence. Pop corn, risotto, crêpes, vin chaud, frites, ratatouille, pancakes, soupes de pâtes et tellement d’autres, il a su adapter sa flamme à toute sorte de mets. Froid intense de l’hiver allemand, chaleur suffocante du désert ouzbèque, haute altitude des montagnes du Tajikistan, pétrole de qualité plus que douteuse au Laos et même liquide nettoyant contenant une infime quantité de produits pétroliers (dodecane, noté C12H26 sur l’emballage) en guise de combustible d’urgence, rien ne semble le perturber. Nous avons tous les deux eu de nombreux réchauds avant celui-ci : un Jet Boil, un MSR whisperlite, un MSR Pocket Rocket, un Campinggaz, mais aucun n’a duré aussi longtemps ni aussi efficacement.
Le design du réchaud est simple, facile à démonter, à nettoyer voir à réparer. Les rares pièces susceptibles de casser peuvent être achetées dans un kit de réparation.  Jusqu’à présent nous n’avons remplacé que la plaque du brûleur et la mèche de préchauffage (après l’utilisation non recommandable de produits nettoyant). Nous lubrifions régulièrement le joint de pompe en cuir et nous l’avons retourné pour lui donner une seconde vie. Si nous devions décerner un prix à notre meilleur équipement, notre réchaud gagne la première place haut la main.

Les utensils de cuisine

Les casseroles. Nous avons une poêle MSR et une casserole Optimus (en remplacement de notre casserole Jetboil ayant rendu l’âme après 3 ans de bons et loyaux services).
La planche à découper. Nous avions coupé en deux une planche à découper rigide Ikea que nous avions dans le van mais elle a cassé en octobre 2017, remplacée depuis par une autre planche à découper Ikea offerte par Reece notre hote Warmshowers à Bangkok.
Le couteau. Nous avons utilisé un Opinel pendant longtemps avant de le remplacer par un vrai couteau de cuisine et nous avons toujours une pierre à affûter (même si ce n’est pas suffisant pour garder le couteau aiguisé).
Les assiettes. Nous avons deux bols pliants Fozzils. Rien de mieux pour ne pas avoir besoin de faire la vaisselle : on les déplie, on lèche et on range !
Les Tupperware pliants. Bien pratique pour cuisiner un gros repas le soir et en garder pour le lendemain midi ou pour faire germer des lentilles ou des pois.
La bouteille d’huile. Notre consommation d’huile étant assez importante, nous avons besoin d’un contenant suffisamment grand et solide pour la transporter. Les bouteilles d’huile du commerce ne sont jamais assez robustes pour être bringuebalé sans se renverser. Nous avons donc une bouteille Evernew de 600ml dans laquelle on transvase l’huile. En 3 ans d’utilisation intensive, nous n’avons jamais eu de fuite.
La boîte à ail. Trouvé le premier jour du voyage sur une table de pique-nique, ce petit contenant nous permet de toujours avoir de l’ail sans embaumer le reste du sac à bouffe.

L’eau

5 bouteilles. Nous avons 6 porte bidons à nous 2, dont un est réservé à la bouteille de pétrole. Nous avons donc toujours 5 bouteilles d’eau, d’au moins 1,5l chacune. Nous les remplaçons dès qu’elles commencent à donner un goût bizarre à l’eau.
Une vache à eau Ortlieb de 4l. Bien pratique pour transporter un peu plus d’eau si besoin et qui peut aussi servir de douche solaire.
Un évier pliable Ortlieb. Utile pour laver le linge.
Un filtre à eau Gravity Works de Platypus. Très simple d’utilisation et super efficace. Un sac de deux litres pour l’eau sale est relié au filtre et l’eau ressort propre et potable de l’autre côté. La céramique capture les particules ainsi que les protozoaires et les bactéries de 0.2 microns et plus (giardia, salmonelle et cryptosporidia). Il suffit d’un arbre ou même du guidon du vélo pour accrocher le sac plein d’eau sale en hauteur et la gravité fait le boulot pour nous.

Nous nous en sommes beaucoup servi dans les pays où l’eau du robinet n’est pas potable ou dans les endroits reculés pour filtrer des rivières, des étangs et même des abreuvoirs à animaux. Nous nous en sommes servi pour nos 8 litres quotidien pendant environ 5 mois, ce qui fait un total de plus de 1000 litres. Filtrer 2 litres prend moins de 5 minutes sauf quand l’eau est très chargée en particules, dans quel cas il faut rétro-filtrer régulièrement pour décrasser. Ce filtre laisse cependant passer les virus et dans des cas d’eau vraiment douteuse il y a toujours la possibilité de faire bouillir après avoir filtrer pour être sur. A notre avis, l’investisement dans un filtre de type Katadyn est inutile voir contreproductif. Trois fois plus cher, trois fois plus lourd et incapable de filtrer de l’eau très chargée en particules (notre ami Stéphane a été content que nous puissions filtrer l’eau pour lui dans la Pamir, son filtre s’encrassant avant de lui avoir procuré une gorgée).

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