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Cooking gear

Camping gear

Équipement de camping

Camper, bivouaquer, dormir dehors représente pour nous la base de toute aventure. Après une journée à pédaler, à marcher, à grimper, la recherche d’un endroit où poser la tente est toujours un moment fort. Nos campements sont rarement parfait, les choisir tourne parfois au conflit et on ne compte plus les mauvaises surprises (infestation de fourmis, soudaine montée des eaux d’une rivière, chiens errants…) mais avoir la chance de choisir son jardin et ses voisins chaque jour n’en reste pas moins grisant.

L’essentiel reste de bien dormir. Tout campeur averti sait qu’un petit coin de paradis avec vue imprenable peut vite tourner à l’enfer si les cailloux vous détruisent le dos et qu’il faut lutter contre la gravité toute la nuit. De la même façon, avoir une tente qui ne s’effondrera pas à la première tempête et un matelas qui restera gonflé toute la nuit est vital pour une bonne santé physique et morale. Après 19 mois d’usage intensif, il est temps de vous dire comment nous avons choisi notre maison et notre lit et de faire un bilan du matériel.

La tente

Pour choisir notre tente, nous avions fait une liste de critères essentiels basés sur les points forts et les points faibles de nos tentes précédentes. Nous voulions une tente :

  • Durable, capable de survivre plusieurs années d’usage intensif notamment au niveau des arceaux et de la toile.
  • Trois ou quatre saison. Même si nous essayons d’éviter les hivers rigoureux, les tentes prévues pour la neige sont en général les plus à même de résister à des conditions météo allant d’un extrême à l’autre.
  • Totalement autoportante pour pouvoir l’installer sur n’importe quel type de terrain.
  • Avec deux portes. Pour la paix du ménage, il nous paraissait important d’avoir chacun notre espace en plus du confort supplémentaire en termes de circulation d’air par temps chaud.

Notre première certitude concernait la marque de notre tente : ce serait une Hilleberg, réputé pour ses tentes les plus solides du marché. Dans un premier temps, nous avions privilégié le poids en sacrifiant deux de nos critères cités précédemment. Nous avions opté pour une Jannu de 3kg qui n’avait qu’une porte et n’était pas totalement autoportante. Après une utilisation lors de notre tour du Mont Blanc en juin 2016 (pour voir la vidéo de cette épique aventure, cliquez ici), nous regrettions de ne pas nous être fiés à notre premier instinct. Nous avions contacté la marque pour l’échanger contre une Allak, un dome à deux portes. Après de nombreuxéchanges d’email, ils nous proposaient d’échanger notre Jannu non pas contre une Allak mais contre une Staika. De la même forme et de la même taille qu’une Allak elle est plus solide avec des arceaux de 10mm, plus lourde à 4kg et plus cher. Convaincus que cette tente était la plus appropriée à notre voyage, ils nous l’envoyaient en oubliant la différence de prix en échange de quelques photos.

Nous voilà donc sur la route depuis 19 mois avec notre Staika. En 572 jours de voyage, nous avons passé 365 nuits sous la tente. Aucun arceau cassé, aucune déchirure de la toile, aucune fuite. Nous avons du remplacer deuxcurseurs de fermeture éclair qui étaient usés et ne fonctionnaient plus et nous avons appliqué il y a peu un produit protecteur d’UV permettant de réactiver la déperlance de la toile. La voilà à nouveau comme neuve, parée pour les prochains 19 mois et au delà. Nous ne regrettons ni ses 4kg ni son prix (en divisant par le nombre de nuits passées dedans, on en est à moins de 3€ pour nous deux).

En plus de tous les critères cités précédemment, le plus grand avantage de la Staika est son double toit attaché à la chambre intérieure. Une fois les 3 arceaux glissés dans les fourreaux il suffit de fixer la toile avec des clips. Montée en 2 minutes sans avoir besoin de sardines, on peut ensuite la déplacer pour la mettre là où on veut et même sous la pluie l’intérieur reste au sec. On ne remerciera jamais assez Hilleberg pour leurs conseils avisés et leur service client irréprochable.

Le lit

Matelas

Nous avons tous les deux des matelas auto gonflants Thermarest Prolite Plus utilisés intensivement depuis cinq ans. Nous avons réparé quelques crevaisons et nous essayons de faire attention à ne pas les exposer à des épines ou des rochers. Celui de Noémie a commencé à se délaminer en aout dernier en Ouzbekistan, formant une bulle très inconfortable. Thermarest garantissant ses matelas à vie, nous avons pris contact avec la marque qui en a envoyé un neuf à ses parents pour qu’ils le fassent suivre. D’après notre expérience, les marques sont souvent réticentes à envoyer des produits neufs à l’extérieur de l’Union Européenne à cause des droits de douane. Le plus pratique reste de se rendre dans un magasin vendant la marque pour obtenir un matelas neuf sans rien avoir à payer.

Coussin

Adam s’est longtemps moqué de mon coussin gonflable jusqu’au jour où il l’a essayé et immédiatement adopté. Nous avons tous les deux des oreillers gonflables Quechua qui font la taille d’un téléphone une fois plié vendu 5€ chez Décathlon. Les premiers ont duré un an mais la qualité semble sans cesse se détériorer et nous en sommes à nos troisième coussins. Vu le prix, on ne va pas se plaindre même si ça reste toujours compliqué de les remplacer rapidement quand ils explosent.

 

Sac de couchage

Nous avons tous les deux des Alpkit Pipedream 600 confortable jusqu’à des températures de -10C et pesant 1kg. Nous avons fait le choix de duvets en plume plutôt que du synthétique pour des questions de poids et d’encombrement. Le seul inconvénient du duvet est qu’il perd ses propriétés isolantes une fois mouillé. Nos sacoches étant étanches, nous n’avons jamais eu trop de problèmes à les garder au sec. Nos sacs de couchage ont des fermetures éclair opposées ce qui nous permet de les zipper ensemble pour faire un grand lit.

Le duvet d’Adam a plus de 7 ans d’usage intensif et il commence à être bien fatigué. Il a perdu pas mal de plumes et n’est plus aussi chaud qu’avant, forcément. Celui de Noémie n’a que deux ans et il est encore en bonne condition. Nous ne les avons lavé qu’une fois en 19 mois, ce qui n’est certainement pas suffisant mais les passer en machine et les sécher sans les abimer n’est pas si facile. Pour autant, nous n’avons pas l’impression qu’ils soient particulièrement sales – ou nous sommes tellement habitués à notre propre odeur qu’elle ne nous dérange plus!

Vous vous demanderez peut être pourquoi avoir des duvets aussi chaud alors que nous essayons d’éviter les hivers rigoureux. C’est vrai que pendant nos 5 mois en Asie du Sud-Est, ainsi que tout l’été dernier dans les régions désertiques d’Azerbaidjan, du Kazakhstan et de l’Ouzbekistan, nos duvets sont restés en boule au fond de la tente et nous n’utilisions qu’un grand bout de tissu en coton en guise de drap. Mais dès que nous montons un peu en montagne nous sommes bien content de ne jamais avoir froid. Pendant notre premier hiver en Europe, nous avons campé par -15C et même si nous dormions tout habillés, nous étions là aussi content d’être relativement bien protégés du froid. Quand les températures sont intermédiaires on laisse nos duvets ouverts pour s’en servir comme couverture, ce qui est normalement suffisant pour ne pas avoir trop chaud.

Les extras pour le confort

Chaise

Après un an sur la route, Noémie a eu une soudaine envie de confort. En guise de cadeau d’anniversaire pour ses 29 ans, les parents d’Adam lui ont offert une chaise Alite Mayfly qui pèse 720g. C’est un vrai plus qui se fait apprécier. Nous sommes toutefois un peu déçu de la qualité. Un des montant est déjà fissuré et la doublure étanche de la toile part en morceau.

 

Lanterne

Cela peut paraitre anecdotique mais avoir une source de lumière supplémentaire en plus de nos frontales est vraiment agréable. Accrochée dans un arbre ou dans la tente, cela nous permet de profiter d’une lumière “d’ambiance” diffuse. Notre lanterne solaire Luci passe ses journées accrochée sur une sacoche à recharger grâce au soleil. Après nous l’être fait volé dans un hotel en Ouzbékistan, nous avons contacté MPowerd le fabricant qui a accepté de nous en renvoyer une en échange de photos.

Guitare

Adam ne pouvait pas imaginer partir aussi longtemps sans instrument. Nous avions donc acheté une guitalélé de la marque Yamaha, petite et relativement légère. Elle a malheureusement finie écrasée par une vache au Laos. En visite en Thaïlande, ses parents lui ont offert pour ses 30 ans une petite guitare en bois de manguier faite à la main par un artisan de Chiang Mai.

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