Cycling gear

Cooking gear

Le voyage

photo NoNoNoémie, 29 ans, Française, aime se plaindre, avoir les mains sales, et finit toujours ce qu’elle a commencé (surtout les gateaux). Elle sera la chef mécano de l’expédition. Amoureuse des vélos depuis l’enfance, elle a fait de nombreux voyages en deux roues.

photo AdamAdam, 29 ans, Anglais, déteste ranger autre chose que ses affaires d’escalade et adore sa guitalélé. Il sera le photographe/ monteur/ réalisateur du périple. Ses coinceurs en bandoulière, il mettra à profit son expérience d’El Capitan pour gérer la logistique de la grimpe.

Avant notre départ, nous avons vécu à Chamonix pendant deux ans, dans un van. Ni chauffage, ni toilettes, ni douche. Un mètre carré d’espace à partager avec nos skis, nos casseroles, nos quatre couettes, notre matériel d’alpinisme, nos topos et une carte du monde accrochée au plafond. Grâce à nos contrats saisonniers, nous avions quatre mois de vacances intersaison par an. Cela nous a permis de tester à deux reprises le nomadisme en mode cyclo-grimpeurs. Depuis Albertville, nous avions traversé les Alpes jusqu’aux Dolomites chargés de tout notre équipement. Un peu plus tard, nous étions partis de Bourgoin-Jallieu pour descendre dans les Calanques en s’arrêtant à chaque falaise sur la route.

Cyclo-grimpeur nomades

Le plan, c’est qu’il n’y a pas de plan.

Le 20 octobre 2016, nous avons abandonné notre maison sur roue pour une vie à deux roues. Nous roulons désormais vers l’Est sans autre contrainte que celle de profiter de la vie. (On aimerait quand même essayer d’éviter les hivers rigoureux et les problèmes de visas…)

 

Pourquoi ?

Un besoin vital de liberté et d’aventure, une envie folle d’un quotidien simple, un rêve insensé de ne laisser comme trace que le souvenir de notre passage. Pédaler. Manger. Grimper. Dormir. S’émerveiller. Repartir. Parce que la vitesse est notre pire cauchemar, nous espérons pédaler chaque kilomètre et d’éviter les avions autant que possible.

Combien de temps ?

Rien de décidé, tout est possible. Nos économies devraient nous permettre de tenir environ trois ans. Au delà, on verra, on improvisera. Bosser sur internet, vendre le récit de nos aventures ou nos photos, s’installer pour travailler quelques mois dans un chouette endroit. Notre plus grande richesse reste d’avoir le temps et de le prendre.

Quel itinéraire ?

Passionnés d’escalade, nous avons réussi à caser tout notre matos dans nos sacoches. Corde, baudriers, dégaines, chaussons, huit kilos dont on se sert le plus souvent possible. Notre chemin s’oriente donc naturellement vers les montagnes et les falaises plus ou moins connues.  Concilier nomadisme cycliste et longs séjours de grimpe reste un défi et nous savons que nous passerons parfois plusieurs mois sans grimper ou sans pédaler. Le tout étant de trouver un équilibre, d’être au bon endroit à la bonne saison et de garder la forme entre chaque.


Mai 2018. Nous avons atteint la Corée du Sud. Après que notre visa chinois nous soit refusé en juillet 2017, nous avons décidé de prendre l’avion pour Bangkok en novembre et de profiter d’un hiver au soleil en Asie du Sud-Est pour grimper en Thaïlande et au Laos. La Chine nous ayant à nouveau refuser le visa à Bangkok en mars 2018, nous avons pédaler jusqu’au Vietnam d’où nous nous sommes envolés pour Séoul.